Une mère publie les derniers mots de son jeune fils mort d'un cancer

En 2007, un livre intitulé “Ganbareba Shiawase ni Naeruyo” (Essaie encore et tu seras heureux) a été publié. Ce sont les mémoires d’une mère écrites en hommage à son fils Naoya. Le livre est une compilation des conversations qu’elle a eues avec son enfant lorsqu’il se battait contre le cancer. 

Pendant quatre ans, la mère a vu son enfant se battre courageusement contre cette maladie. Naoya était un garçon qui faisait toujours passer les autres avant lui, il était fier et croyait en l’avenir, même pendant les moments les plus douloureux. Tendre et fort à la fois, différent des autres enfants et infiniment impressionnant, ce garçon de neuf ans a touché le coeur de nombreuses personnes et en a inspiré beaucoup d’autres, afin qu’ils n’abandonnent jamais tout espoir.  

Naoya Yamazaki est né en 1992 dans la villede Kanazawa. Tout jeune, c’était un petit chenapan “comme tous les autres” selon sa mère. Il n’avait que cinq ans quand la maladie l’a pris. 

youtube.com

C’était un cancer du type Sarcome d’Ewing, une maladie rare qui affecte seulement un enfant sur 100 000. Les cellules cancéreuses se trouvent dans les os et les tissus du corps, saturés de métastases. Naoya a donc dû être soigné à coup de séances de rayons intenses pour éviter que les métastases ne continuent à se développer à l’avenir.

Les tumeurs trouvées dans ses côtes ont pu être enlevées après une opération, mais pendant plusieurs semaines, la chimiothérapie lui a provoqué des effets secondaires atroces. 

youtube.com

Il a finalement pu retourner à l’école mais les tumeurs revenaient sans cesse dans différentes parties de son corps. Chaque fois, il était opéré et chaque fois, il devait faire des séances de chimiothérapie. Sa mère, Toshiko, était toujours à ses côtés. Voir son fils devoir supporter de telles douleurs lui a brisé le coeur, et elle lui a souvent dit : “J’aimerais tellement être à ta place si je le pouvais.” Mais chaque fois que Naoya entendait sa maman dire cela, il essayait de la convaincre du contraire. 

"…mais à chaque fois, Naoya me contredisait avec une grande conviction. 

Il remuait de la tête et disait : 'Non tu ne peux pas. Ce doit être moi. Seul moi peut supporter cela. Ce serait trop pour toi maman'

Il refusait tout simplement." 

La douleur causée par son cancer était insupportable et les effets secondaires de la chimiothérapie étaient cruels. Mais il ne s’est jamais plaint, et il n’a jamais laissé sa mère s’inquiéter pour lui. Au contraire, il essayait de lui redonner le sourire. 

youtube.com

Malgré sa volonté de fer, l’état de Naoya s’est empiré. En juin 2001, le cancer a atteint sa moelle osseuse, ce qui signifie que les cellules cancéreuses se sont propagées dans tout son corps. Plus rien ne pouvait sauver le petit garçon. Il avait neuf ans. 

youtube.com

La douleur s’intensifiait chaque jour mais Naoya croyait toujours en sa guérison et suppliait les docteurs de l’opérer, bien que la seule chose qu’ils aient pu faire était d’accroître ses doses de morphine. Finalement, une inflammation de la gorge a compressé ses voies respiratoires et une nuit, Naoya s’est étouffé. En voyant son fils trembler, se convulser et haleter pour avoir une bouffée d’oxygène, Toshiko a eu une crise de panique. Elle est sortie de la chambre en courant et en hurlant pour appeler un médecin. Elle ne pouvait pas supporter la vision des derniers instants de vie de son enfant. 

Quand son asphyxie a diminué, les docteurs ont informé la maman qu’il était peu probable que le garçon vive plus d’une demi-journée. Toshiko est revenue dans la chambre et a fait de son mieux pour rester calme. C’est à ce moment-là que Naoya lui a dit ceci :

“Maman, si j’étais mort en souffrant comme ça, tu serais peut-être devenue folle. C’est pourquoi j’ai puisé dans toutes mes forces pour survivre. Même si c’était très dur. Je sais ce que tu as fait pour moi maman. Tu as crié “Docteur, vite ! “ Ne t’inquiète pas. Je ne mourrai jamais comme cela. Je veux vivre et être un vieil homme un jour. Je vais vivre et être un vieil homme. Si tu essaies encore, tu seras toujours heureuse à la fin. Il y a eu quelques moments très difficiles, mais tout ira bien.”

Il était au seuil de la mort et devait supporter d’atroces douleurs, mais la première chose qui lui est venue à l’esprit était de rassurer sa mère. 

youtube.com

Naoya a rendu son dernier souffle le 2 juillet 2001. Deux semaines se sont écoulées depuis le jour où les médecins lui avaient donné encore une demi-journée à vivre. Pour eux, c’était un miracle que la science n’arrive toujours pas à expliquer. Tout le monde pense que c'est sa volonté de fer qui l'a maintenu en vie. Pendant son hospitalisation, il a dit ces mots à l’une des infirmières :

“Vous savez, je ne peux pas mourir maintenant. Ma mère n’est pas prête psychologiquement et c’est pour ça que je ne peux pas mourir comme ça.”

Peut-être que pour qu’il puisse partir en paix, il savait qu’il devait donner encore un peu de temps à sa famille. 

youtube.com

Diagnostiqué avec un cancer à l’âge de cinq ans et après quatre opérations, Nayoya s’est éteint à neuf ans. Il a pratiquement passé la moitié de sa vie à l’hôpital. Mais il s’est battu avec courage et est resté le garçon aimant et attentionné qu’il était jusqu'à la fin.

Mais quand il est mort, Toshiko n’a pa pu pleurer car elle se rappelait que son fils lui avait dit : “Maman, ne soit pas triste quand je serai mort. Tu dois être heureuse et continuer à vivre. L’âme est éternelle même lorsque disparaît le corps.” 

youtube.com

Les mémoires de Toshiko et l’histoire de Naoya ont largement été relayées par les médias au Japon, permettant ainsi à de nombreuses personnes de se souvenir de l’importance de la vie. 

Naoya a mené une bataille colossale et son héritage continue à vivre à travers ses mots pleins de sagesse. Nombreux sont ceux qui se battent pour vivre et qui finissent par mourir. Nous, qui sommes encore vivants, devrions faire de notre mieux chaque jour pour tous ceux qui n'ont plus la chance de vivre et nous souvenir d’aimer ceux qui nous sont chers. Merci Naoya ! 

Commentaires

Également féroce