Une ado se révolte contre la méthode de l'IMC pour situer son poids

Tessa Embry est une élève de 3ème dans l’Indiana, aux États-Unis. Elle arrive un jour en classe et doit se soumettre à un test. Son professeur instruit la classe sur l’IMC (indice de masse corporelle), et demande à tous de se peser pour ensuite calculer l’indice de chacun. 

La jeune fille fait l’exercice, comme les autres, devant tout le monde. Et c’est là qu’on lui apprend que malgré le fait qu’elle soit en bonne santé, sportive, active, et bien dans son corps… son IMC se situe dans la catégorie “obèse”. 

Et c’est en larmes qu’elle rentre chez elle le soir, bouleversée par cette information dite “scientifique”, qui, en réalité, ne veut pas dire grand chose. 

Comme elle ne peut pas croire à ce résultat, elle se penche un peu plus sur le devoir qu’on lui demande de rendre à ce sujet, dont voici l’intitulé : 

  1. Qu’est-ce que l’IMC ? 
  2. Calculez votre IMC.

Cette élève aurait pu répondre, comme tous ses camarades, quelque chose qui s’approche de la définition de l’IMC donnée par l’Organisation Mondiale de la Santé en ces termes : 

“L’indice de masse corporelle (IMC) est une mesure simple du poids par rapport à la taille couramment utilisée pour estimer le surpoids et l’obésité chez l’adulte. Il correspond au poids divisé par le carré de la taille, exprimé en kg/m2.”

Et pour la deuxième question, elle aurait pu faire ça en deux minutes sur l’un des nombreux sites calculateurs qu’on trouve sur Internet. 

Au lieu de quoi, elle a donné une toute autre réponse. Une réponse merveilleuse, beaucoup plus poussée : 

"L'IMC est une façon obsolète de définir le poids normal, le sous-poids, le sur-poids et l'obésité en prenant la taille d'une personne divisée par son poids, mais l’un des défauts évidents de cette formule, comme l'explique Alan Aragon, coach et nutritionniste de Californie, c'est qu'il n'y a absolument aucun moyen de distinguer la graisse du muscle. Donc, si on prend une femme assez athlétique qui maintient un régime alimentaire décent, qui mesure 1m70 et pèse 86kg, et dont 80% de sa masse est musculaire, ça n’a pas de sens de calculer l’IMC ! Celui de cette femme sera alors de 30,7 et elle sera étiquetée obèse. Est-ce que cela vous paraît logique ? Parce que pour moi ça ne l’est pas.

Comment quelqu’un qui se maintient en forme, mange sainement, et a un faible métabolisme pourrait se retrouver sujet à des maladies cardiaques ou au diabète ? Ah oui, c’est vrai, tout simplement parce cette personne n’est pas en danger d’obésité ou de maladies cardiaques. Cette femme est active et en bonne santé et à des milliers de kilomètres de l’obésité. En conclusion, l’IMC est une façon dépassée de déterminer la santé d’une personne, et c’est une mesure qui ne devrait pas être utilisée dans les milieux scolaires où les élèves sont déjà très conscients de leur corps et ont peu confiance en eux.

Maintenant, je ne vais même pas ouvrir mon ordinateur pour calculer mon IMC. Et je vais vous dire pourquoi. D’aussi loin que je me souvienne, j’ai été une “fille forte” et je me sens tout à fait bien avec ça. Je suis forte et puissante. Quand vous mettez un ballon ou une batte de baseball dans ma main, je deviens tout à coup ce qui est considéré comme une arme mortelle.

Mais en ce début d’année, j’ai commencé à avoir de très mauvaises pensées quand mon corps est devenu un sujet de conversation. Je portais alors tous les jours quatre soutiens-gorge pour essayer de cacher la graisse de mon dos et j’essayais d’envelopper mon estomac avec des bandes pour avoir l’air plus maigre. Donc ma chère maman a fait ce que n’importe quel parent fait lorsqu’il remarque que quelque chose ne va pas avec son enfant, elle m’a amenée chez le médecin. Et mon médecin et moi avons parlé de mon alimentation et de mon activité sportive.

Il a fait plusieurs tests et m’a dit que tout allait bien. Même si je suis un peu en surpoids, il ne s’inquiète pas de ma santé. Et c’est là que je ne vais pas calculer mon IMC, parce que mon médecin, un homme qui a été à l’université pendant huit ans afin d'étudier la santé des enfants, m’a dit que mon poids et ma taille sont parfaitement dans les normes. Je commence juste à aimer mon corps, comme je le devrais, et je ne vais pas laisser une vielle formule périmée et un prof de gym de collège me dire que je suis obèse, parce que je ne le suis pas. Mon IMC ne doit pas vous préoccuper parce que mon corps et mon IMC sont beaux tels qu’ils sont”. 

Cette jeune fille mal dans sa peau essayait tant bien que mal de cacher ses rondeurs avec des bandes et des vêtements serrés, mais quand son médecin lui a parlé, elle s'est sentie mieux et à tout enlevé ! Autant rester soi-même quand on est belle.

L’indice de masse corporelle est aujourd’hui connu pour être un système assez défectueux de mesure du poids de quelqu’un par rapport à sa taille. Il ne fait que simplifier un problème de santé complexe en divisant les gens en quatre catégories : en sous-poids, normal, en sur-poids et obèse. 

Cette adolescente a bien fait de mettre le doigt dessus, et l’explication qu’elle donne est étonnante de maturité ! 

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