Un maman écrit une lettre à l'hôpital qui a soigné son bébé

Catherine Hugues est une maman australienne qui vient de mettre au monde son deuxième enfant, Riley. L’arrivée du bébé apporte une grande joie à la famille. Pourtant, ce bonheur va être de courte durée.  

Juste quelques semaines après sa naissance, le petit garçon se met à tousser, encore et encore. Catherine se fait un sang d’encre et le conduit tout de suite chez le médecin. Le diagnostic est sans appel : Riley a la coqueluche.

La coqueluche est une maladie mortelle qui atteint 60 millions de personnes et provoque 400 000 décès par an dans le monde. C’est la première cause de mortalité par infection bactérienne chez les enfants de 10 jours à 2 mois, et 200 à 600 cas de coqueluche sont recensés chez les nourrissons chaque année en France. Il est possible de guérir de cette maladie mais les séquelles sont nombreuses : difficultés à respirer, troubles neurologiques, etc. 

La vaccination peut se faire à partir de deux mois chez le nourrisson, ou même pendant la grossesse dans certains pays comme la France.

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Mais Riley n'a pas eu cette chance : la vaccination des femmes enceintes n'est pas pratiquée en Australie. Le petit a donc contracté la maladie après sa naissance et avant deux mois, son corps étant alors trop fragile pour recevoir un vaccin. Le bébé n'arrête pas de tousser, son petit corps est secoué en permanence. On lui administre des médicaments très forts pour qu'il puisse récupérer un peu. Les médecins avertissent les parents des faibles chances de guérison du petit garçon et de sa mort prochaine. Mais la famille Hugues veut encore y croire.

Et finalement, malgré tous les soins prodigués à l’hôpital et l’amour inconditionnel de sa famille, Riley décède quelques jours pus tard. Ses parents l'habillent d'une jolie robe de funérailles pour lui dire au revoir. 

Catherine et son mari sont immensément tristes. Ils ne comprennent pas pourquoi la vaccination n’est pas autorisée pour protéger les bébés contre une maladie si dangereuse. La maman anéantie a besoin d’extérioriser toute cette douleur. Pour cela, elle prend sa plume et laisse libre cours à sa tristesse.

Dans une lettre déchirante, elle remercie le personnel de l’hôpital qui les a accompagnés tout au long du séjour de Riley, jusqu’au jour de ses funérailles. Quand elle la poste sur Facebook, des milliers de personnes réagissent à sa détresse et à son désespoir.

Ce post a également été partagé plus d’un miller de fois. Quand on le lit, on comprend pourquoi. En voici un extrait :

"Merci aux infirmières qui ont distrait notre fille avec des jouets et des jeux quand Riley était en train de mourir à l'hôpital. (…)

Merci au docteur qui nous a dit que Riley avait une chance de mourir. 

Je ne vous ai pas apprécié à ce moment là parce que vos mots me sont restés en travers de la gorge, mais il était important de s’y préparer. (…)

Merci à l’infirmière qui est venue aux funérailles de Riley et nous a réconfortés avec de si jolis mots. 

Merci à l’infirmière qui nous a donné du temps et de l’intimité pour dire au revoir à notre fils alors qu’il mourait dans nos bras. (…)

Et merci à tous les médecins et les infirmières incroyables qui informent les patients de l’importance des vaccins, et de ce qui peut arriver si leurs bébés, trop jeunes pour être vaccinés, contractent une maladie guérissable par un vaccin. 

Les médecins et les infirmières ne sauvent pas des vies - ils font bien plus. 

Parfois je sais bien qu’ils reçoivent des lettres d’insultes, mais ils méritent vraiment notre gratitude et nos remerciements pour tout ce qu’ils font. 

x Riley’s Mum"

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. La famille Hugues monte une fondation, Immunisation Fondation of Australia, pour informer les parents des vaccins disponibles pour leurs enfants, et éviter ainsi une maladie qui aurait pu être soignée. 

Le passage de Riley sur cette terre, bien que bref, a laissé une empreinte inoubliable dans la mémoire de sa famille et de sa grande soeur. Aujourd’hui, leur fils est toujours à leurs côtés, dans leurs coeurs, et ensemble, ils se battent pour que tous les bébés se fassent vacciner avant ou après leur naissance. L’histoire inspirante de Riley nous prouve que l’amour de la vie est toujours vainqueur. 

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