Un artiste crée un film animé poignant sur l’amour d’une mère

Les pompes funèbres "Kurashi no Tomo", au Japon, organisent une compétition annuelle de lettres écrites par ceux qui souhaitent transmettre leurs voeux et leurs sentiments aux personnes qui ont disparu. Une de ces lettres a été reproduite dans un film animé par un artiste et comédien japonais se prénommant Tekken.

Un homme qui vient de perdre sa mère dans un tragique accident de la route rentre de son enterrement et remarque qu'un tiroir de la commode de sa mère est ouvert. Quand il regarde à l’intérieur, il est ramené quelques temps en arrière et découvre quelque chose sur sa mère qu’il ignorait auparavant.


Voici la lettre originale écrite par le jeune homme :

"Mon père est tombé malade et a progressivement perdu sa mobilité. Ma mère a porté mon père, qui n’est pas plus gros qu’elle, sur son dos, pour monter et descendre l’escalier. Quand je venais les voir, je proposais toujours d’aider, mais chaque fois elle riait et me disait : "Ça va ne t’inquiète pas, je ne veux pas que tu te fasses mal au dos." Puis elle portait mon père d’un air assuré, jusqu’en haut et en bas des marches.

C’est après qu’elle a placé mon père dans une clinique de repos le jour, sur son chemin pour faire quelques courses, que ma mère a été percutée par un camion qui a grillé un feu rouge, la tuant. 

Le matin même, je l’ai appelée comme tous les jours pour prendre des nouvelles de mon père. Elle m’a dit simplement que tout était comme d’habitude. Je lui ai demandé "As-tu mal quelque part ? Ne te surmène pas." Ma mère a ri comme d’habitude : "Je vais bien, ça va, je n’ai jamais eu de douleur aux épaules de ma vie, ça va aller." Ce fut la dernière fois. Trois heures plus tard, elle décédait à l’hôpital, avant que je ne sois là.

Je n’oublierai jamais comment j’ai dû annoncer la nouvelle à mon père, et aussi la douleur et la tristesse des autres personnes qui l’entouraient.

Quand l’enterrement s’est terminé, j’ai ouvert un des tiroirs de la commode de ma mère et j’ai trouvé une quantité impressionnante de différentes attelles et béquilles. Il y en avait tellement que ça débordait presque.

Je tenais le tiroir dans mes mains sans pouvoir m’arrêter de pleurer. J’ai pensé à la douleur qu’elle avait endurée, et j’ai senti la honte m’envahir. Je ne pouvais plus refermer le tiroir. J’ai réalisé que ce "je vais bien, ça va, je n’ai jamais eu de douleurs aux épaules de ma vie, ça va aller" était un mensonge. Elle m’a dit que je ne devais pas m’inquiéter. Elle a porté mon père sur ses épaules en montant les marches, torturée pas ses douleurs dans les épaules et dans les genoux.

Je n’ai jamais cherché à comprendre la situation et j’ai cru aveuglement, sur parole, que tout allait bien. La vérité c’est que, même si je le savais au plus profond de moi, en tant qu’aîné de la famille et habitant loin, j’étais soulagé à chaque fois qu’elle me disait "ça va, ça va" en me faisant comprendre que je ne pouvais rien faire pour l’aider.

Quand je la verrai au paradis, j’aimerais donner à ma mère de longs et doux massages aux épaules et plaisanter à propos du jour où j’ai trouvé toutes ses attelles dans le tiroir. Merci maman. Merci beaucoup."

Beaucoup d’entre nous ont eu une personne spéciale dans leur vie - quelqu’un qui nous a quittés aujourd’hui. Une personne qui est, ou a été à nos côtés, nous a soutenus, en apparence forte, toujours compréhensive et encourageante. C’est dommage que la plupart d’entres nous est incapable de le réaliser tant que ces personnes sont encore en vie. Et cette vidéo résume parfaitement cela. 

Peut-être qu’elle va donner un coup de pouce, pour donner l’opportunité à ceux qui le peuvent encore, d’exprimer toute leur gratitude à ces personnes !

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