Une femme prisonnière d’un camp se marie avec celui qui l’a sauvée

Edith Steiner a seulement 20 ans lorsqu’elle perd presque tous les membres de sa famille. D’origine hongroise et de confession juive, ils perdent tragiquement la vie à Auschwitz, dans l’enfer des chambres à gaz, en plein coeur de la Seconde Guerre mondiale. Avec sa mère, Edith est la seule à y échapper. Mais la mort ne cesse de les guetter.

Les deux femmes sont déportées dans un autre camp, Bergen-Belsen, où elles sont destinées à être exécutées. Edith sait que la fin est proche, épuisée physiquement mais aussi psychologiquement, après avoir vécu six terribles semaines dans ce camp de la mort. La jeune Hongroise est alors très loin d’imaginer que ce qui l’attend est bien différent.

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Le convoi chargé de déporter Edith, sa mère ainsi que des dizaines autres victimes du régime nazi, rencontre en effet un "obstacle" inespéré : un commando de soldats ennemis ! Les prisonniers sont promptement libérés. Et ainsi, en l’espace de quelques heures, la jeune Edith retrouve la liberté.

Les prisonniers et leurs sauveurs sont amenés dans un village, où se tient d’ailleurs un immense bal destiné à célébrer cette heureuse libération. Ce soir-là, Edith peut enfin danser et rire en toute liberté, sans se soucier de rien d’autre. La douleur d’avoir perdu presque toute sa famille est toujours vive, mais le bal se présente enfin comme un petit rayon de soleil venu éclairer ces temps sombres.

C’est en plein milieu des festivités que le destin frappe à nouveau. À quelques mètres d’Edith, dans la salle de bal, un homme la dévisage discrètement. Il s’agit de John Mackay, un jeune soldat écossais de 23 ans ayant participé au sauvetage d’Edith et des autres prisonniers.

En dépit de son jeune âge, le soldat n’a lui aussi que trop témoigné des horreurs de la guerre. Alors qu’il se trouve en Libye, il est capturé et est fait prisonnier de guerre dans un camp italien. Il arrive pourtant à s’en échapper avec un ami, déguisé en soldat italien.

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Malgré ce passé des plus incroyables, John reste pourtant un jeune homme timide. S’il est immédiatement charmé par la jeune femme et sa beauté naturelle, il n’ose pourtant pas l’approcher. Il demande à l’un de ses amis de faire le messager entre lui et la belle demoiselle, mais cette dernière insiste : elle ne dansera avec John que s’il vient le lui demander lui-même.

John prend son courage à deux mains. Et là, c’est le coup de foudre. Les deux jeunes gens tombent passionnément amoureux l’un de l’autre et le soldat décide même de rentrer chez lui, en Écosse, avec sa dulcinée et la mère de cette dernière. Après le massacre de leurs proches, les deux Hongroises n’ont nulle part où aller.

Deux ans après leur rencontre, Edith et John se marient, le 17 juillet 1947. Ensemble, ils ont deux enfants et travaillent en tant qu’hôteliers. Une vie rêvée pour la jeune femme qui était pourtant destinée à périr dans un camp de concentration ! Et la voilà, des années plus tard, épanouie, dans les bras de l’homme qui a rendu possible sa libération. 

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Les années passent, mais l’amour pur et passionnel des deux tourtereaux reste toujours aussi fort. Aujourd’hui, Edith et John ont sept petits-enfants et cinq arrières-petits-enfants. Âgés de 92 et 96 ans, ils sont toujours ensemble, inséparables. 

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Le secret de leur amour éternel ? Entretenir la flamme au quotidien, et pas seulement pour les occasions spéciales. Selon les employés de la maison de retraite où ils vivent tous les deux : “John est un vrai gentleman. Il fait toujours attention à ce qu’Edith soit heureuse et tous les deux continuent de s’appeler 'chéri' dans la vie de tous les jours.”

À la maison de retraite, l’amour de John et Edith ne passe pas inaperçu. “Nous organisons une petite fête pour tous nos résidents pour la Saint-Valentin et c’est charmant d’avoir un tel exemple du vrai amour à nos côtés.”

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Comme quoi, l’amour peut vraiment être éternel. Le destin semble avoir tout fait pour réunir ce jeune soldat écossais, prisonnier d'un camp de guerre en Italie, et cette Hongroise de confession juive, prisonnière d'un camp de concentration en Pologne, que rien ne semblait rapprocher. Pourtant, plus de 70 ans plus tard, les voilà, toujours main dans la main. Quelle histoire magnifique !

Source:

Dailymail

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