"L'homme-arbre" ressort guérit après un mois d'opérations

Le cas du jeune Abul Banjadar a fait le tour du monde, et rappelle celui de Dede Koswara qui, victime du même mal, a fait beaucoup parler de lui il y a un an. 

Au départ, Abul est conducteur de pousse-pousse au Bangladesh. Il rencontre un jour Halima Khatun et tombe amoureux. Contre l’avis de ses parents, les deux jeunes gens se marient. Le bonheur d’Abul semblait ne pas trouver de failles, pourtant, sans qu’il ne s’en aperçoive, des verrues commencent à se manifester sur ses membres et ne vont plus le lâcher. 

Un jour, Abul constate que ses mains et ses pieds se couvrent littéralement de verrues. Les verrues durcissent, grandissent, et deviennent une écorce rugueuse et lourde qui cause au pauvre jeune homme une douleur insupportable. 

À cause de la douleur et de la multiplication des verrues, Abul doit cesser de travailler.

Entre temps, sa petite fille naît, son premier enfant. Et là survient la douleur la plus insupportable : handicapé par son état, Abul ne peut même pas tenir la petite dans ses bras. Il ne peut pas la toucher, et cela l’emplit de la plus grande tristesse qu’on puisse imaginer.

Il entreprend tout pour se faire soigner, et c’est finalement au Dhaka Medical College Hospital qu’il trouve de l'aide. Le docteur Samanta Lal Sen donne le nom scientifique de cette maladie : à 27 ans, Abul est l’une des quatre personnes au monde à être diagnostiqué avec une épidermodysplasie verruciforme, plus connue sous le nom “maladie de l’arbre”.

Les opérations de chirurgie débutent, et après 16 opérations et 5 kilos d’excroissances et d’écorces retirées, les médecins pensent enfin qu’Abul est guéri. Le docteur Lal Sen confie : “La guérison d’Abul a été un jalon remarquable dans l'histoire de la science médicale”. 

S’ensuivent des chirurgies mineures pour parfaire la forme des mains et des pieds, et Abul, après 30 jours à l’hôpital peut rentrer chez lui, tenir sa fille de trois ans dans les bras. Enfin !

Abul serait la première personne à avoir été guérie de la maladie, à condition bien sûr que les verrues ne repoussent pas. 

Il se confie avec émotion : 

Maintenant je me sens tellement mieux. Je peux enfin tenir ma fille sur mes genoux et jouer avec elle. J'étais tellement inquiet à l'idée de l’élever. J’espère que cette malédiction ne reviendra plus."

Le cas d’Abul s’est répandu dans le monde, et son histoire a touché des milliers de gens. À travers la planète, des centaines de personnes ont voulu lui venir en aide et lui ont envoyé des dons, par bienveillance. Avec cette argent reçu, le jeune homme qui s'est vu privé de travail à cause de cette maladie envisage maintenant de créer une petite entreprise. L’avenir se pare heureusement de couleurs plus belles pour cet homme qui n’a vraiment pas eu de chance ! 

Source:

Dailymail

 

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