Un papa et ses 2 enfants morts deviennent un symbole du conflit syrien

À 29 ans, Abdel Hameed Alyousef vient de devenir un symbole. Mais ce symbole, il aurait préféré ne jamais l’être.

Avec son épouse, ils sont les parents comblés de deux adorables jumeaux, Aya et Ahmed. La famille est heureuse, plus soudée que jamais. Malheureusement, elle doit traverser des horreurs au quotidien, et pour cause : elle vit en Syrie, à Khan Sheikhoun. Au coeur du terrible conflit qui déchire le pays, la famille tente tant bien que mal de mener une vie heureuse.

Malheureusement, la vérité vient de les rattraper de la plus terrible des manières. Le 6 avril 2017, la ville de Khan Sheikhoun est victime d’une horreur : du gaz toxic est largué sur des civils. La France, les États-Unis ou encore l’Angleterre accusent le régime syrien de cibler son propre peuple. Le régime dément, mais les faits sont là : 86 morts et plusieurs centaines de blessés.

Abdel est effondré lorsqu’il apprend que sa femme et ses deux jumeaux, ses petits trésors, font partie de ces 86 morts. 86 sacrifiés, 86 innocents.

Les clichés le montrant lui et ses deux jumeaux assassinés à l'âge de 9 mois font le tour du monde. Il les prend dans ses bras une dernière fois, et il est presque difficile d'observer son visage tordu par la tristesse. Son monde entier vient de s'écrouler, comme celui de trop nombreuses personnes ce jour-là. Les photos sont tout simplement déchirantes.

Et Abdel, par ces photos, est devenu le symbole de ce conflit d’une violence inouïe, qui ne cesse de prendre des vies innocentes et de détruire des existences toutes entières.

Ces images rappellent celles du petit Aylan Kurdi retrouvé sur une plage, et sont encore une preuve des atrocités qui sévissent en Syrie. Si vous avez envie d'agir, voici quelques pistes pour aider, à votre échelle, ces gens victimes des conflits malgré eux.

Les images sont dures, mais elles permettent de comprendre la réalité de ce terrible temps de guerre dont on entend parler mais dont on a parfois du mal à saisir la véritable nature. Pourtant, ce conflit a un visage. Le visage d'Abdel. Le visage d'Aya. Le visage d'Ahmed, et de tous ceux qui ont souffert depuis son commencement.

Source:

Upsocl

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